Pois, fleurs, animaux ou encore unis sont les différents modèles que nous trouvons aujourd’hui dans certains masques utilisés pour nous protéger du COVID-19. En effet, les masques personnels faits maison reviennent au goût du jour, en partie à cause de la pénurie de stocks dans les pharmacies et les distributeurs. Autrefois déjà, ils étaient utilisés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, principalement pendant la grippe espagnole en 1918.

Voyant la pénurie de masques chirurgicaux dans les pharmacies, l’idée de confectionner un masque barrière fait maison a été rapidement adoptée par beaucoup chez eux. En résumé, ceux qui possédait une machine à coudre chez eux et qui se sont retrouvés sans aucune protection apparente pour éviter le coronavirus ont pu trouver et développer des masques “do-it-yourself”.

Cette réponse rapide adoptée par plusieurs millions de personnes a conduit au développement d’une sorte de norme pour la fabrication des masques. Le souci principal était d’assembler quelque chose facilement et rapidement et qui empêcherait les gens d’attraper le virus. En France, cette initiative populaire a donné naissance aux recommandations de l’AFNOR pour fabriquer des masques avec un guide pour sélectionner les bons modèles et les matériaux approuvés. Aujourd’hui, nous pouvons trouver ces informations gratuitement sur leur site officiel et avec des directives supplémentaires, comme des combinaisons de matériaux et de designs entre les différentes propositions adoptées. Rien qu’en France le guide des spécifications a été téléchargé plus d’un million de fois et il est possible de le télécharger dans différentes langues.

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Par ailleurs, avec l’urgence de trouver une solution cohérente à adopter dans notre vie quotidienne, nous avons pu observer un grand nombre de masques “do-it-yourself” disponibles sur internet, dans des boutiques, dans certains groupes collaboratifs, et distribués par des individus solidaires qui veulent aider leurs voisins.

D’une certaine manière, il s’agit aussi de l’effet «zéro déchet» en utilisant des tissus réutilisables et en laissant de côté une quantité massive de matières et de déchets générés par la fabrication de masques industriels jetables. Les masques de protection alternatif peuvent et doivent être lavés régulièrement après leur utilisation, ils vous aideront également à économiser de l’argent et à protéger la planète de déchets supplémentaires.

Avant de vous quitter, voici quelques conseils pratiques pour votre masque alternatif :
• N’utilisez pas votre masque pendant plus de 4 heures consécutives. Si vous en avez besoin, emportez des masques supplémentaires avec vous.
• Lavez votre masque à 60 ° C pendant au moins 30 minutes (bien sûr, vous pouvez laver d’autres choses avec vos masques, nous ne voulons pas gaspiller de l’eau uniquement avec des masques).
• Si vous le souhaitez, vous pouvez repasser votre masque après lavage (le repassage tout seul ne suffit pas).
• Procurez-vous de jolis tissus avec le design que vous aimez le plus, tant qu’il est 100% coton, avec un tissage le plus serré possible

Bonne couture,

David TRIANA

Photo de Bára Buri sur Unsplash